BERENICE WE’VE ALMOST MISSED YOU

Bérénice patiente 34, te voilà !

Cela faisait un moment qu’on t’attendait…

Bérénice nous accueille dans ce qui était, jusqu’à ce soir,l’un de nos restaurants préférés…

Bérénice porte un joli pantalon gris et ses fesses,à l’intérieur, ressemblent à l’arrière du tank de l’Homme. Son chemisier blanc menace d’exploser sous le poids des 3 ou 4 bourrelets qu’elle tente de cacher et tendent même à se confondre avec ses seins.

Bérénice a des cheveux longs filasses, dans lesquels se mêlent quelques « beach waves » ( un truc super tendance ici que toutes les « fashion » girls essaient désespérément de faire, armées de leurs super sèche-cheveux à tube ), et des yeux de chien battu qui lui donnent un air…de pauvre fille.

Bérénice est américaine, mais ne comprend que très peu l’anglais ( surtout le mien). Elle vient prendre les commandes de nos boissons

– « Bud light for me please »

Et elle comprend Diet Coke. C’est vrai que les sonorités sont tellement proches…

L’Homme me regarde avec son air qui veut dire « on a encore tiré le gros lot… ».

Il lui tend le petit de pot de Marie-Kyldine en disant

– « Could you please warm this up, and put it on a bowl »

Là, notre Bérénice, lui dit qu’elle ne pense pas pouvoir faire ça… ( Ah bon… v’là autre chose).

Le regard de l’Homme devient tout coup « océan démonté par temps d’orage  » (ça, c’est pour la couleur… et ça veut dire qu’il est grand temps de se barrer…Moi je sais… elle non )

Il lui répond froidement

– Yes you can ! un « can » qui veut dire « c’est quand même pas compliqué espèce de gourde ».

Elle repart avec le pot… Qu’est ce qu’elle va nous faire ??? Le coller au micro-onde à fond pendant 30 minutes ?

On finit par commander. Menus enfants pour les kids, carte pour nous.

A chaque énoncé, elle pose 3 ou 4 questions supplémentaires qui rende l’exercice très compliqué.

Et ta bière, tu la veux « draft » ou « in a bottle », small ou big, ton dressing tu le veux dessus, à côté,sous l’assiette, et quoi comme « dressing »? ( là, elle te sort une dizaine de trucs, balsamique, mustard/Honey, caesar salad, strawberry, et noie le poisson pour que tu ne saches plus du tout quoi répondre ).

Tu nous fatigues Bérénice…

Les plats arrivent…

Pierre-Quentin a commandé un cheesburger qui ressemble à un vieux truc déjà machouillé. Un steak haché lancé dans du pain, sans ketchup, sans mayo, sans salade, sans tomate et…. sans cheese ! Bérénice nous explique qu’ils ne mettent pas de fromage dans le cheesburger à cause des gens qui sont allergiques au fromage. L’Homme, qui n’en revient pas de l’immense connerie de la réponse, finit par lui balancer

– « Maybe you could call it a « hamburger » ( en voilà une idée !!!!! Mais t’es pas dingue ou quoi ? )

Elle le regarde… son immense intelligence transpirant par tous les pores de sa peau en marmonnant « i’m sorry »

Ouais… ton sorry n’a même pas un goût de fromage… tu peux te le mettre où je pense…

Sophie-Margaux, elle a un sandwich cramé au… fromage… (indiqué comme tel sur la carte.Là, les allergiques, ils peuvent bien crever… )

Emilie a 3 morceaux de poulet qui se battent en duel avec 4 frites.

Et Lou-Anne, la plus petite, une énorme salade qui déborde de son assiette et qu’elle regarde affolée, en se demandant comment elle va bien pouvoir avaler tout ça pendant que ses frères et soeurs crèvent de faim…

Mais… les kids n’ont pas de couteaux… Les petits américains mangent comme de sauvages, la tête dans l’assiette, en y mettant leurs petites papattes. Rien qu’à cette perspective, l’Homme fait une attaque cardiaque…

Allez Bérénice,on t’appelle par ici, come on !!! 

Quand on lui demande des couteaux, elle nous regarde comme si nous étions des fous dangereux qui donnons des armes de destruction massive à nos gosses…

Et elle rapporte… des trucs qui ressemblent à des sabres…Avec ça au moins, ils pourront rajouter un peu de bouffe dans leur assiette quand ils se couperont les doigts…

Bérénice revient,inlassablement, toutes les 5 minutes, pour nous demander si nous « guys, do need something »

Oui Bérénice, we do need… de pouvoir finir une phrase sans que tu nous gonfles…

Elle débarrasse dès qu’une assiette est finie, pose la questions des desserts quand les enfants grignotent encore leurs frites.

– » Any cheescake » ?

Non merci Bérénice… on a trop peur qu’il n’y ait pas de cheese dans ton cake… Et nous, comme on est allergique à la connerie, on va rentrer chez nous…

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